RECENSIONS Dimanche

 Shabbat et Dimanche   – Travail du dimanche/Repos dominical.

Le maître du Shabbat de Jean-François FROGER (Éd. Grégoriennes)
À Dieu le dimanche ! d’Héléne BODENEZ (Éd. Grégoriennes)
Le dernier dimanche de Gaspard-Marie JANVIER  (Éd. Mille et une nuits) 

Shabbat et Dimanche   – Travail du dimanche

Le maître du Shabbat de Jean-François FROGER   aux éditions Grégoriennes
article paru dans Liberté Politique (2010)
   
(cliquer ici)

 La révélation biblique fait obligation aux membres du Peuple que Dieu veut se constituer de cesser tout travail le septième jour. C’est l’institution par Moïse du « shabbat », jour sacré où l’on doit « imiter Dieu » qui cessa son œuvre de création le septième jour. Le shabbat nous enseigne le rôle du temps, la nature du travail, le sens de l’interdit, mais bien plus encore ouvre l’intelligence sur la nature de Dieu et sur celle de l’Homme. Cet ouvrage est une réponse à la dénégation de la philosophie moderne de l’existence d’une « nature humaine ». Il montre en outre que Jésus le Messie est réellement le « Maître du Shabbat », non pour le nier ou le négliger mais pour l’accomplir parfaitement. On peut lire cet ouvrage comme une participation au dialogue de Joseph Ratzinger, le Pape Benoît XVI, avec le rabbin Jacob Neusner rapporté dans « Jésus de Nazareth ».


À Dieu le dimanche ! d’Héléne BODENEZ aux  éditions Grégoriennes

Mis en danger par la proposition de loi Mallié, le dimanche est moribond en France. Ce livre voudrait lancer un appel à la résistance des chrétiens. L’argument religieux n’étant pas le plus développé dans un débat essentiellement politique et social, Hélène Bodenez voudrait que ne soit pas minimisé le regard de foi de la vision théologique et de la vision mystique. Admettons-le : le dimanche s’est vidé depuis longtemps de son sens originel. Pourtant, si le culte du dimanche suppose bien la foi intérieure des chrétiens, il n’en est pas moins un rituel extérieur et collectif. En en retrouvant la voie, les chrétiens pourraient participer à la mission de la France dans l’Église.
livre A Dieu le dimanche

  


Le dernier dimanche de Gaspard-Marie JANVIER  aux éditions Mille et une nuits

 

Le narrateur, donc, décide ce 7 janvier, premier dimanche du temps liturgique dit «ordinaire», que, «plutôt que d’aller faire (ses) courses au centre commercial», il ira à la messe tous les dimanches de l’année. Le curé de sa paroisse, qu’il appelle le P. Joris, est un prédicateur doué, capable de toucher les intelligences et les cœurs. «J’adore l’entendre, précise Gaspard-Marie Janvier. C’est comme si le Livre, fait homme, se mettait à penser et à parler.» Parfois, c’est dans la province normande, ou à Notre-Dame de Chartres, ou encore dans un comté de l’ouest de l’Irlande qu’il se rend à la messe, ce qui lui permet de comparer la jeunesse des assemblées et la qualité des prêches…Au fil du cycle liturgique (mercredi des Cendres, Vendredi saint, jeudi de l’Ascension…), et notamment des dimanches impairs où le narrateur, séparé de celle qui fut sa «chère expousée», se retrouve sans ses enfants, la messe lui devient familière, nécessaire même. «Ah, ces silences qui font le pur délice de la messe», s’exclame-t-il en jouissant de cette heure sans sonnerie de portable.
Plus profondément, ce «roman» s’attache à montrer la force du christianisme dont les images et les rites assurent «qu’il existe un autre régime d’être, un régime élevé, tourné métaphoriquement vers le ciel». Il rappelle aussi que «le génie poétique des Évangiles, c’est de viser le cœur et de révéler ainsi que la force d’aimer dépasse la volonté». Et il commente de façon personnelle les formules de la messe. Ainsi, à «Élevons notre cœur! – Nous le tournons vers le Seigneur!», il ajoute : «Chacun des “oui” de mon existence m’élève. Chacun des “non” me recroqueville et m’étrique.»